
A quelques semaines du Grenelle de l'Environnement, certaines associations écologistes montent au créneau et préconisent de réduire de
10 km/h la vitesse sur autoroute. La vitesse maximale autorisée serait donc de
120 km/h contre
130 actuellement, pour les voitures et les poids-lourds. "
La mesure permettrait de réduire immédiatement de 3% les émissions de gaz à effet de serre", selon le site internet de RTL.
Les
associations écologistes voient en elle une mesure simple, peu coûteuse à mettre en place et efficace immédiatement. "
Si on réduit de dix kilomètres-heure la vitesse pour les véhicules particuliers, on peut gagner deux à quatre millions de tonnes de CO2 par an. C'est 3% des rejets de gaz à effet de serre du secteur. C'est considérable", estime Olivier Louchard, du Réseau Action climat, cité par RTL. Les associations appuient aussi leur argumentaire en prenant exemple des autres pays européens qui ont déjà leurs
autoroutes limitées à
120km/h. Limiter la vitesse permettrait aussi de réduire le nombre de tués sur les routes, rappellent-elles.
Dominique Bussereau, invité lundi matin de RTL a déclaré qu'il n'était pas favorable à cette mesure qui "
sera examinée parmi beaucoup d'autres lors du Grenelle de l'Environnement". "
Je trouve qu'il ne faut pas sans arrêt changer les règles, c'est déjà assez compliqué", a-t-il jugé. "
Le souhait du gouvernement, c'est de ne pas changer tout le temps les règles, pour que les gens les comprennent bien, se les assimilent, et ne pas changer sans arrêt les limites", a-t-il ajouté.
Mais il n'a pas totalement exclu une telle mesure qui pourrait s'appliquer "
s'il y a un consensus et si le gouvernement dans son ensemble" le décide. Le gouvernement "
fera un choix, après le Grenelle de l'environnement, d'une dizaine ou une quinzaine de propositions qui seront soumises au Président de la République", a-t-il précisé, en ajoutant que "
pour l'instant, nous n'en sommes pas là".
Enfin, le secrétaire d'Etat chargé des Transports a estimé qu'il "
faut toujours construire des routes, parce qu'il y a beaucoup de pays dans le monde qui voudraient avoir un réseau routier pour accéder à un minimum de développement économique". "
Dans des pays comme le nôtre, il faut finir notre réseau autoroutier, le rendre plus sûr, tenir naturellement compte des pollutions", a-t-il déclaré, peu avant l'ouverture lundi à Paris du Congrès mondial de la route.
Source : LCI.